Skip to main content

Travaux en cours

Les travaux soutenus par Philologie de l’avenir consistent avant tout en l’édition critique ou diplomatique de textes philosophiques (Écrits rythmiques d’Aristoxène de Tarente, disciple d’Aristote, Œuvres complètes de l’humaniste sceptique François de La Mothe le Vayer), scientifiques (Astrolabica), historiques (Les correspondants de Peiresc dans les anciens Pays-Bas de Raymond Lebègue) ou littéraires (traités grecs Sur les tropes, œuvres méconnues de Charles Nodier, Pamphlets de Claude Tillier). Leur réalisation suppose cependant des recherches approfondies sur l’histoire du livre (papiers d’imprimeurs-libraires), des collections (catalogues de bibliothèques), des milieux érudits (correspondances érudites), des textes ou de la philologie (Album paléographique des hellénistes français des 16e-18e siècles, méthodes, paratextes, Répertoire des éditions princeps publiées en France). Ainsi s’explique la quantité et la diversité des travaux qui ont d’ores et déjà été entrepris dans le cadre de Philologie de l’avenir.

 

Album paléographique

Livres manuscrits et imprimés portent des annotations critiques dont il importe d’identifier les auteurs, qui peuvent être des philologues de tous les temps et de tous les pays. Pour ce faire, les répertoires de copistes ne suffisent pas, il faut des albums paléographiques de philologues, à commencer, pour nous autres Français, par un Album paléographique des hellénistes français des 16e-18e siècles.

Bientôt

Bibliographies

L’histoire de la philologie et l’ensemble des études philologiques doivent reposer sur des bibliographies les plus exhaustives possibles. Elles peuvent consister en de simples listes (Bibliographies des hellénistes français) ou être analytiques et critiques, c’est-à-dire offrir des analyses et des discussions du contenu des ouvrages recensés.

Catalogues de bibliothèques

Un éditeur est souvent amené à retracer l’histoire des volumes manuscrits ou des exemplaires imprimés qui ont transmis le texte qu’il édite. Les principales ressources dont il puisse disposer sont les catalogues de bibliothèques qu’ont eux-mêmes dressés ou fait établir leurs anciens possesseurs. C’est la raison pour laquelle Philologie de l’avenir se propose de les rassembler et d’en offrir des transcriptions. 

Correspondances érudites

Les correspondances érudites contiennent une foule d’informations sur l’histoire des textes, des livres, des collections, de la philologie et de la culture. Il est aujourd’hui urgent de les recenser, d’en rassembler les éléments et d’en offrir des transcriptions ou des éditions.

 

Editions

La principale tâche de la philologie est d’offrir au public des éditions de textes anciens et modernes reposant sur une réflexion ecdotique (critique et exégétique) et respectant leurs spécificités.

Méthodes

Les historiens de la philologie s’en tiennent trop souvent à considérer leur discipline comme une partie de l’histoire de la culture consistant à faire le point sur les connaissances dont nous disposons sur la vie et l’œuvre de chaque philologue. Nous pensons au contraire que l’histoire de la philologie consiste essentiellement en celle des problèmes que les textes ont posé aux philologues et en celle des solutions que ceux-ci ont imaginé pour les résoudre. Il est donc urgent d’étudier l’histoire de méthodes philologiques comme la collation des manuscrits et la stemmatique (généalogie des textes manuscrits et imprimés), ou d’instruments tels que les index.

Papiers d’imprimeurs-libraires

Les papiers (contrats, catalogues, privilèges, etc.) des imprimeurs-libraires présentent souvent des informations (date, prix, éditeur, traducteur, etc.) qui ne figurent pas à l’intérieur des ouvrages qu’ils ont publiés. Comme ces informations peuvent intéresser les nouveaux éditeurs des textes contenus dans ces anciennes impressions, Philologie de l’avenir se propose de rassembler ces papiers et d’en offrir des transcriptions.

Paratextes

Les paratextes des anciennes éditions (épîtres dédicatoires, préfaces, notes critiques, etc.) contiennent de nombreuses informations sur les conditions dans lesquelles leur texte a été établi : elles sont utiles non seulement aux éditeurs qui doivent retracer l’histoire du texte imprimé des ouvrages qu’ils éditent à leur tour, mais aussi à l’historien de la philologie, qui s’intéresse tout particulièrement aux problèmes textuels rencontrés par les philologues du passé et aux solutions qu’ils ont imaginées pour les résoudre. Il convient donc de les rassembler et d’en offrir des transcriptions.

Répertoires des éditions princeps

L’absence d’étude systématique des anciennes éditions princeps de textes grecs laisse en suspens nombre de questions qui intéressent au plus haut point l’histoire de la philologie classique : l’essentiel de la littérature grecque a-t-il été imprimé avant le milieu ou la fin du 16e siècle, ou bien encore plus tard ? Les anciennes éditions princeps reposaient-elles sur un témoin manuscrit unique et quelconque (le plus facile à lire et le plus récent), ou bien occasionnaient-elles une (ébauche de) recension de la tradition manuscrite ? Étaient-elles davantage l’affaire de typographes que de véritables philologues, ou bien ces typographes étaient-ils précisément de tels philologues ? Consistaient-elles essentiellement en la simple reproduction d’un modèle manuscrit ou bien donnaient-elles lieu à un établissement raisonné du texte à publier ? N’apportait-on à ce témoin que de rares corrections introduites dans le texte au cours même de l’impression ou bien était-il l’objet d’une lecture critique systématique ? N’accordait-on enfin si peu de valeur à ces témoins uniques qu’on n’hésitait pas à les dépecer pour en faciliter l’impression et qu’on ne leur accordait ensuite plus le moindre intérêt, ou bien y avait-il des savants soucieux de les conserver ?

La philologie classique ne se réduit certes pas à l’édition des anciens textes grecs, et son histoire ne saurait donc se résumer à celle de leurs éditions princeps. Mais l’édition de ces textes est tout de même l’une des principales activités des philologues classiques, et l’absence de réponses circonstanciées à ces questions entrave assurément toute étude historique de leur discipline. Or, tant qu’on n’aura pas inventorié et analysé, sinon l’ensemble, du moins la plupart des anciennes éditions princeps de textes grecs, on ne sera pas en mesure d’apporter de telles réponses à ces questions. Il est donc urgent que les historiens de la philologie recensent toutes celles qui ont été publiées avant la Darstellung der Alterthums-Wissenschaft (1807) de Friedrich-August Wolf (1759-1824), dont on date ordinairement la naissance de la philologie moderne (allemande). Philologie de l’avenir a donc entrepris l’établissement d’un Répertoire des éditions princeps de textes grecs publiés en France.

Vies et travaux d’anciens philologues

Même si l’histoire de la philologie doit avant tout être conçue comme celle des problèmes rencontrés par les philologues du passé et des solutions qu’ils ont imaginées pour les résoudre, elle ne saurait être retracée sans que soit menée à bien l’étude de la vie et des travaux des anciens philologues.